Document de l'académie de Paris prouvant que donner des devoirs à la maison ne sert à rien !

Si, en tant qu'enseignant, vous voulez arrêter de donner des devoirs à la maison, et bien vous serez couvert par ce document officiel de l'OCDE, relayé par l'académie de Paris.

Ce document conclut que "le nombre moyen d’heures que les élèves consacrent aux devoirs ou autres leçons donnés par les enseignants ne présente en général aucun lien avec la performance des systèmes d’éducation dans leur ensemble".

Il est donc tant de se reposer et de ne plus rien donner à faire à la maison.

***

Voici le texte recopié ici pour la postérité :

DEBUT

PISA : les devoirs entretiennent-ils les inégalités en matière d’éducation ?

En moyenne, en 2012, dans les pays de l’OCDE, les élèves ont indiqué avoir passé près de 5 heures par semaine à faire leurs devoirs ; ce temps varie cependant considérablement entre les pays.

Le temps que les élèves consacrent aux devoirs a diminué entre 2003 et 2012 dans la plupart des pays. Ainsi, en 2003, la moyenne des pays de l’OCDE s’élevait à 5,9 heures de devoirs par semaine et par élève, soit une heure de plus par semaine qu’en 2012.

L’article évoque deux raisons possibles à cette diminution : l’évolution de la façon dont les élèves utilisent leur temps libre (reflétant, par exemple, la place de plus en plus importante qu’occupent Internet et les ordinateurs dans la vie des adolescents) ; mais aussi l’évolution de la perception qu’ont les enseignants du bien-fondé des devoirs et de la quantité adéquate à en donner…

En effet, les données de PISA 2009 laissent penser qu’au-delà d’environ 4 heures de devoirs par semaine, le temps supplémentaire consacré aux devoirs n’a qu’une incidence négligeable sur la performance. La plupart des pays de l’OCDE (dont la France) s’approchent désormais de ce seuil de 4 heures.

Dans tous les pays et économies qui ont participé à l’enquête PISA 2012, les élèves issus d’un milieu socio-économique favorisé consacrent davantage de temps aux devoirs ou autres leçons donnés par les enseignants que les élèves issus d’un milieu défavorisé : la différence de temps est d’1,6 heure.

Cette différence de temps consacré aux devoirs entre les élèves favorisés et les élèves défavorisés varie entre des systèmes d’éducation où les élèves consacrent pourtant dans l’ensemble un temps similaire aux devoirs, ce qui laisse penser qu’il est possible de réduire les disparités socio-économiques dans le temps que les élèves consacrent aux devoirs.

Il ressort de précédentes études PISA que les élèves favorisés sont plus susceptibles que les élèves défavorisés de disposer d’un endroit adéquat pour étudier chez eux et d’avoir des parents impliqués, c’est-à-dire en mesure de leur transmettre des messages positifs sur l’école et l’importance de s’acquitter des tâches demandées par les enseignants, notamment de faire régulièrement ses devoirs.
Le temps que les élèves consacrent aux devoirs varie en fonction du type d’établissement qu’ils fréquentent. Ainsi, les élèves scolarisés dans un établissement dont l’effectif d’élèves est majoritairement favorisé et les élèves scolarisés dans un établissement situé en milieu urbain ont indiqué consacrer davantage de temps aux devoirs que les élèves scolarisés dans un établissement dont l’effectif d’élèves est plus défavorisé ou dans un établissement situé en milieu rural.
Le temps que les élèves consacrent aux devoirs est lié à leur performance individuelle et à la performance de leur établissement dans l’enquête PISA : les élèves qui consacrent davantage de temps aux devoirs obtiennent en général de meilleurs scores aux évaluations PISA, tout comme leur établissement. Lorsque l’on compare des élèves issus de milieux socio-économiques similaires et scolarisés dans des établissements dotés de ressources similaires, ceux qui fréquentent un établissement où les élèves consacrent davantage de temps aux devoirs obtiennent de meilleurs résultats en mathématiques.
Mais PISA montre également que le nombre moyen d’heures que les élèves consacrent aux devoirs ou autres leçons donnés par les enseignants ne présente en général aucun lien avec la performance des systèmes d’éducation dans leur ensemble ; par conséquent, ce sont d’autres facteurs, tels que la qualité de l’enseignement et le mode d’organisation des établissements qui influent davantage sur la performance du système d’éducation.
FIN

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