Un programme complet de préparation au CAPES maths, testé et approuvé

Voici le cadeau exceptionnel d'un candidat au CAPES maths 2017 qui a voulu nous donner le plus d'informations possibles sur son état d'esprit au début de sa préparation et sur les méthodes qu'il a mises au point pour réussir le concours tout en étant en reconversion. Ce cadeau est destiné aux futurs candidats au CAPES, mais c'est aussi un cadeau qui m'est destiné et auquel je suis très sensible. Je remercie donc ce candidat pour ce plaisir qu'il vient de me procurer. L'issue de cette préparation est heureuse : voici un plaisir de plus ! Je valide personnellement tous les conseils donnés par ce Mégamathien pour faciliter sa préparation : c'est du vécu et du solide ! Bon courage et beaucoup de cœur à tous ceux qui se lancent dans cette ascèse qu'il transformeront très certainement en plaisir inégalé.




Voici le compte rendu d’une année de préparation au CAPES mathématiques d’un candidat en reconversion professionnelle. Ce candidat se souvient de son état d'esprit il y a un an quand, complètement apeuré par ce projet, perdu par tout ce qu'il y avait à faire, il se sentait totalement incapable de réussir. Son seul « carburant » fut alors la motivation d'exercer un métier de cœur. Le candidat a écrit le texte comme il aurait aimé le lire il y a un an, donnant des indications sur sa façon de faire pour relever le défi.

1) Introduction

Comme convenu et en remerciement de l'aide apportée par M. Mercier tout au long de l'année, je propose ici mon compte rendu de l'année 2016-2017. Il a pour unique objectif d'aider le maximum de personnes, et plus particulièrement celles et ceux qui sont en reconversion professionnelle, et sont un peu perdus dans ce projet.
J'espère y proposer une sorte de méthode « clé en main », qui n'assurera malheureusement en rien la réussite, mais qui, je l'espère, donnera une ligne de conduite, et aussi quelques anecdotes, méthodes et astuces utiles pour réussir le concours. Au besoin, je répondrai également avec plaisir aux éventuelles questions laissées en commentaires.

2) Contexte
L'été 2016, lassé du manque de sens dans mon travail, je décide de tenter le métier qui m'attire depuis toujours : enseignant. Mon master de mathématiques me semble déjà bien loin (5 ans exactement), et le projet semble compliqué. Je signale au passage que, bien qu'étant un élève travailleur, je n'ai jamais été un grand doué de la théorie des mathématiques. Je le dis car cela a été un frein pour me lancer.
C'est un long cheminement avant de se lancer, peut-être l'étape primordiale. La peur de ne jamais y arriver est là, bien présente, et tant que les étapes pour aller au bout ne sont pas écrites noir sur blanc, la tâche reste abstraite et donc compliquée.
Je me retrouve donc début septembre avec un boulot à temps plein (38 heures par semaine) et un niveau de mathématique complètement perdu. 
Le plus dur : s'organiser, commencer à replonger dans les livres & cahiers, accepter d'avoir tout oublié.
Ce qui, à mon sens, doit être présent : la motivation, l’engagement.


3) Organisation

Début septembre, reprise en douceur : j'ai revu tout le programme du lycée avec les cours gratuits de academie-en-ligne, pioché des informations sur le site Megamath, bien sûr, et également sur le site exo7 qui m'a également bien aidé. Ayant peur de ne pas avoir tous les cours, et de m'éparpiller un peu partout, je décide fin septembre de m'inscrire au CNED.

Le plus important : se créer un programme et un calendrier de tous les cours à apprendre, en s'appuyant sur le programme officiel. La ligne de route créée (étape longue et fastidieuse, mais à mon sens primordiale !), il n'y a « plus qu'à » dérouler. Là, cela signifiait travailler tous les soirs deux heures après la journée de travail, et les week-ends.

On se retrouve seul (ce n’est pas ce qu’on a connu pas à la fac avec d'autres étudiants), face à des cours oubliés depuis longtemps, à réviser le soir après le boulot pendant que d'autres s'amusent. Clairement c'est plus compliqué. D'où une motivation et un engagement important, et un soutien familial et amical nécessaire. Il faut travailler souvent et régulièrement, mais il est également important et nécessaire d'exercer ses passions et de s'aérer sur le peu de temps qu'il reste.

Début février, j'accélère le processus. Je fais mes comptes et calcule le minimum qu'il me faut pour (sur)vivre. En faisant un produit en croix avec mon salaire, je calcule à quelle hauteur je peux diminuer mon temps de travail. Dans mon cas j'ai demandé à mon employeur de passer à 70%. De cette façon, je travaille tous les matins plus deux après-midi par semaine, et me libère donc trois après-midi par semaine pour réviser. De plus je décide de poser mes congés sur ces deux après-midi restante, et me voici donc jusqu'au concours avec un travail à mi-temps : mi-temps salarié, et l'autre mi-temps à fond dans les révisions.


4) Méthodologie - Astuces - Informations pratiques

A l'école, on n'apprend malheureusement pas à apprendre. J'ai fais partis de ces élèves, puis étudiants, passant des heures devant leur cahier, et ne retenant que peu de choses. Pour utiliser un mauvais mot, ma rentabilité (temps passé/résultat) était moyenne.
Au vu du peu de temps que j'avais avant les concours (notamment pour les oraux), j'ai cherché comment améliorer cette efficacité. J'ai trouvé sur internet et sur le terrain quelques méthodes élémentaires et de bon sens, mais qu'il me semble bon de rappeler. Elles sont valables pour les écrits comme pour les oraux.
- Méthode Pomodoro : on met un minuteur de 20 minutes. On travaille intensément pendant ces 20 minutes, sans aucune distraction (pas de téléphone ou autre). Concentration maximale sur le cours à apprendre, à préparer, ou sur des exercices. Au bout de 20 minutes, le réveil sonne, et on s'octroie une pause de 5 minutes de détente totale, on ne pense plus du tout aux révisions. Et on repart pour 20 minutes, et ainsi de suite. C’est usant, mais cela fonctionne vraiment très bien. Efficacité assurée.
- Je me permets une citation de Montaigne : « quand je danse, je danse, quand je dors, je dors ». C'est décisif ! Quand on révise, on y est à fond et on ne fait que ça. Mais quand on n'est plus dans les révisions, alors on n'y pense plus du tout ! C'est le moment de respirer, de s'aérer. Comme précédemment : attention, concentration, repos.
- Après avoir lu un article sur le cerveau, les auteurs conseillaient d'apprendre plutôt le soir (pourquoi pas), de faire des fiches résumant les cours (soit) et enfin, au moment d'apprendre les fiches, d'essayer de se souvenir et retrouver un maximum de choses AVANT de relire la fiche (et là c'est décisif). Faire l'effort de se souvenir de ce qu'il y a d'écrit dans tel chapitre ou telle leçon, plutôt que d'uniquement relire « bêtement » les fiches. C’est également hyper-efficace.
- D'autre part, c'est écrit partout, mais je le redis : il faut commencer la préparation des oraux dès le début des révisions, où du moins le plus tôt possible. Je ne l'ai pas fait, car j'avais peur d'avoir trop de lacunes pour les écrits, et la trouille de ne pas passer les écrits. Ce fut une erreur car deux mois ne suffisent pas pour préparer les oraux, c’est beaucoup trop court, et les écrits sont quand même relativement faciles. De plus, la préparation des oraux est utile dans la préparation des écrits.


5) Préparer les oraux

Pour les écrits je n'indique rien de plus : il faut apprendre le cours en suivant le programme sur le site officiel, et faire des exercices. Pour la préparation des oraux, c'est plus difficile. Voici ma méthode.

1re étape - Acheter tous les livres d'une collection. Vous avez également les livres Sésamaths disponibles gratuitement sur internet en PDF, ou possible d'acheter au format papier. Les livres de M. Mercier sont également fort utiles. Tout ceci représente un budget non négligeable, mais je pense que c'est nécessaire et plus pratique. J'ai mis du temps à me décider sur la collection, pas simple de choisir dans la librairie, même en feuilletant pendant plus d'une heure. Je ne ferai aucune publicité positive ou négative, j'ai été assez déçu quand même par le niveau de certains livres, notamment la qualité des exercices proposés. Mais bon, ces livres seront quand même très utiles puisqu'ils vont permettre de préparer tous les cours et de visualiser les endroits importants.

2e étape - Repérer deux ou trois sites internet fiables où l'on propose des leçons ou au moins des plans de leçon. A mettre en favoris. Prendre des feuilles au format A3, les plier en deux pour en faire un petit dossier. Dessus écrire le numéro et le nom de la leçon, et dedans on y mettra :
- Tout ce qui peut être important pour la construction de la leçon.
- Les exercices et corrigés des exercices intéressants pour l'oral, que l'on aura pris soin de trouver et faire pendant la préparation de la leçon. Mine de rien, cela prend énormément de temps, car tant qu'on n'a pas fait l'exercice, on ne sait pas s’il est vraiment intéressant. Mais c'est primordial pour les deux oraux.
- Les démonstrations importantes de la leçon, à connaître par cœur ou au moins savoir refaire avec aide.
- Et le plus important : la feuille du plan. Sur une feuille A4, en haut je mets le numéro de la leçon avec son libellé. En dessous à gauche le niveau de la leçon et les prérequis. A droite, la liste des livres utilisés pour réaliser cette leçon : c'est une étape (vraiment) décisive, car vous n'allez pas utiliser tout vos livres pour chaque leçon. Quand vous construisez votre leçon, repérez sur vos livres les endroits importants, et indiquez tous les livres utilisés à cet endroit. En dessous arrive le plan de la leçon : j'indiquais uniquement les gros titres et les sous-titres avec à côté entre parenthèses le ou les livres utilisés, les exercices clés avec un moyen mnémotechnique pour m'en souvenir, ainsi que les logiciels utilisés. Ce qui permet d'arriver à l'étape suivante.

3e étape - Apprenez à (bien) manipuler les logiciels ! En préparant vos leçons, vous serez amenés à les utiliser au fur et à mesure, et vous vous améliorerez. Mais il faut y passer du temps, surtout Geogebra qui est plutôt un bel outil. Passer du temps à apprendre au minimum : Geogebra, Algobox [NDR : ce logiciel n’est plus en vogue dans le secondaire depuis 2017 et ne figurera plus sur l’ordinateur du concours à la session 2018, étant remplacé par Python : pour ce genre d’information, il faut aller surfer sur le site officiel du jury du CAPES mathématiques] , et Scratch (je ne l'ai pas fait, et cela a failli me coûter très cher à l'oral). Apprenez également à vite manipuler LibreOffice et à beaucoup écrire dessus. Pas question de (re)découvrir tout cela le jour J, car vous n'aurez pas le temps.

4e étape - Faites des oraux tests. C'est très formateur, mais aussi très déstabilisant. J'ai personnellement acheté un grand tableau blanc, très utile. Faites au moins trois oraux tests, seul ou si possible face à une ou plusieurs personnes. Ce n’est pas compliqué : une fois que vous aurez préparé au moins 5 ou 6 leçons, demandez qu'on vous en choisisse une au hasard, et préparez vous pendant 2h30 dans les conditions du jour J. C'est à dire sans utiliser internet ni des notes, mais juste avec votre ordinateur, votre mémoire et vos livres. Puis présentez oralement votre plan pendant 20 minutes, en vous efforçant de parler distinctement et fort, tout en tenant une posture et une attitude adaptée (j'y reviendrai à la fin). Pas d'inquiétude, les premières fois c'est catastrophique ! Et puis ça viendra avec le travail et l’entraînement.

5e étape - Pour chaque leçon, je synthétisais mon plan sur une fiche bristol, avec d'un côté le numéro et le nom de la leçon, et de l'autre le plan et les exercices importants. De même, j'ai découpé des petits cartons de même taille avec d'un côté le numéro et le nom de la leçon, et de l'autre les livres utilisés pour cette leçon.
Pourquoi faire tout ça ? Eh bien en apprenant par cœur ces fiches et ces petits cartons, le jour où l'on vous donne une leçon à traiter, vous connaîtrez directement votre plan, ainsi que les livres à utiliser pour préparer votre leçon le jour J. Un temps considérable de gagné ! De plus le système bristol/carton est facilement transportable, de sorte que vous pouvez vous entraîner partout, tout le temps, et ça donne un peu plus envie d'apprendre et de retenir sous cette forme de « jeu ».

Derniers points
- Définissez-vous un nombre de jours maximum par leçons pour être le plus efficace possible.
- Tenez un planning en fonction des jours restants, s'obliger à avancer. Chaque moment passé apporte quelque chose, même lorsqu'on est dans le dur.
- Et enfin, je l'indique car ça a modifié ma façon d'appréhender les oraux, j'avais lu sur le site Megamath un message de M. Mercier qui indiquait qu'il fallait prendre plaisir à préparer ses leçons pour les oraux. Cela peut paraître tout à fait anecdotique dit comme ça, mais vivez-le et cela changera peut-être votre préparation.


6) Le concours le jour J

Encore une fois, j'indique ici mon ressenti et ma méthode, mais elle n'est sûrement pas la meilleure, ni la plus adaptée à chacun. Toujours est-il que ce jour là, à peu près tout le monde est stressé. Pensez aux stylos (si si, certains viennent sans...), à la montre et aux bouteilles d'eau.

Pour les écrits - Dans la mesure du possible : vite et bien. Les sujets sont longs, très longs, et il peut être intéressant de ne pas perdre trop de temps. Ne mettez surtout pas la rédaction de côté pour autant, tout doit être détaillé, et justifié.

Pour les oraux - Vous serez en salle de préparation avec une quinzaine d'autres candidats. Je ne veux affoler personne, mais 2h30 ça passe très vite, d'où mes méthodes pour ne pas perdre trop de temps... Prenez malgré tout le temps de bien rédiger sur LibreOffice et de vous faire des notes claires et lisibles. Faire du liant entre les différentes parties, prendre un peu de temps pour prendre du recul sur la leçon, comment va-t-on la présenter, et quelles questions sont susceptibles d'être posées ? Enfin on prend le temps d'apprendre les démonstrations.

Ensuite, face au jury, il me semble que la posture et l'attitude comptent pour beaucoup. Vous serez amené à faire un cours devant 30 élèves (plus ?), donc tâchez de vous tenir droit, de parler distinctement et fort (entraînez-vous !), prenez de l'assurance mais ne soyez jamais trop sûr de vous. Respectez le jury (même si cela n'est pas toujours réciproque...) et restez poli et courtois coûte que coûte.

Sur la présentation seule, regardez votre montre et tâchez de ne pas dépasser les 20 minutes (tout en dépassant les 10 minutes quand même...), cela fait plus pro. Concernant le niveau de mathématiques, il peut arriver d'écrire des bêtises avec le stress. Mais une nouvelle fois, il me semble que le jury note au moins autant votre réaction face à cette erreur que votre réponse. Prenez le temps de réfléchir, regardez-les, déplacez vous dans la salle, ne restez pas trop statique, interrogez-les si vous avez mal compris une question, etc. Si on se met un peu à la place du jury, et que l'on voit quelqu'un qui se trompe, comment aimerait-on qu'il réagisse, notamment devant ses élèves ? Cela peut également donner des éléments de réponse.


7) En conclusion

Après ce texte fleuve, voici l'heure de la conclusion. Pour ma part j'ai eu la chance d'avoir le CAPES et d'être bien classé. A noter que les candidats ayant déjà leur M2 ont un petit cadeau de bienvenue : ils n'ont aucune certitude de rester dans l'académie. Il faut donc se battre pour obtenir des points !

Ce qui me semble déterminant dans la préparation du concours : motivation, détermination, savoir pourquoi on s'engage là-dedans (même si on est rongé comme moi de doutes), s'entourer de la famille et des amis, organisation, et : travail, travail, travail.

Ce qui existe sur quoi il ne faut pas penser puisque l'on a aucune emprise dessus : le hasard du concours, la (mal)chance.

Pardon d'avance si trop de détails étaient personnels, mais j'ai construit ce mél comme j'aurai aimé le lire à mes débuts lorsque j'étais paumé. En tout cas : bon travail et bon courage à tous les futurs candidats.

Commentaires

  1. Bonjour,
    Un grand merci pour ce témoignage. Je me trouve aujourd'hui dans la même situation que vous (avec un niveau en maths de bac+2 et une licence de statistiques appliquées), votre récit me donne beaucoup de motivation. Je suis actuellement salariée à temps plein avec un bébé de 21 mois et j'envisage de revenir vers ma vocation de toujours : L'enseignement. Les gens autour de moi me disent que je vais le regretter, que j'ai un super job bien payé et que l'éducation nationale C'est l'Enfer...

    J'aurais deux questions à vous posez, s'il vous plaît, est ce que vous avez opté pour le concours externe ou le 3éme concours? J'hésite entre les deux, sachant que j'aimerais conserver une partie de mon expérience dans le privé (16ans). Est ce que vous avez été satisfait des cours du CNED? j'ai lu pas mal de témoignages négatifs les concernant, notamment sur magamaths.
    Merci par avance de votre réponse.

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    Réponses
    1. Des questions difficiles auxquelles on ne peut répondre qu'en donnant des pistes. Il y a plus de postes à l'externe qu'au 3e concours, mais moins d'épreuves au 3e concours (les deux secondes épreuves de l'externe, écrit 2 et oral 2, voir http://www.devenirenseignant.gouv.fr/cid98497/les-epreuves-du-troisieme-concours-du-capes-et-du-troisieme-cafep-capes-section-mathematiques.html).

      On ne peut choisir qu'en fonction de ces deux paramètres, et de son envie de préparer ou non les premières épreuves de l'externe. Mais comme il y a moins de places au 3e concours, on risque de ne pas être pris tout en constatant qu'on aurait eu ses chances à l'externe, avec le même niveau. C'est bien dur de choisir... A la fin, on fait ce choix aux dés, puis on s'y tient s'en s'embourber l'esprit.

      Pour le CNED, on entend de tout dans un sens comme dans un autre. Avant de se lancer, il faut déjà mesurer sa capacité à suivre toute la formation proposée au CNED. Certains étaient contents, d'autres non. Je ne sais pas grand chose la dessus, et ce serait bien que des Mégamathiens racontent leurs expériences à ce sujet pour nous éclairer...

      Bonne chance dans votre projet :)

      Supprimer
    2. Bonjour !
      Concernant le type de concours : pour passer le concours externe il faut au minimum un master maintenant ou, tout du moins, être inscrit en master 1. Avez-vous la possibilité de vous inscrire ? Pour le 3ème concours, il faut effectivement 5 ans d'expérience professionnelle.
      Pour répondre à votre première question, j'ai passé pour ma part le concours externe de mathématiques, n'ayant que 4 ans d'expérience dans le privé.
      Concernant le CNED, j'avais justement choisi de ne pas en parler étant donné que j'avais un avis mitigé. Ce que je peux dire quand même :

      Points positifs :
      - Personnellement ça m'a rassuré d'avoir tous les cours "officiels", pas besoin de chercher partout.
      - Les cours sont malgré tout complets, en les travaillant bien ça donne toutes les clefs pour cartonner à l'écrit
      - Avoir un forum où échanger avec des personnes de même profil, même si je l'ai très peu utilisé
      - Avoir des sujets corrigés et des sujets à envoyer, se comparer, se tester
      - A partir des cours et des devoirs à envoyer, j'ai pu me créer un calendrier

      Points négatifs :
      - J'ai trouvé les cours souvent compliqués en premier abord, c'est du brut de décoffrage et on ne cherche pas à faciliter l'apprentissage (à mon goût).
      - Les exercices des livres ne sont pas très évolutifs, et assez difficiles dans l'ensemble
      - J'ai personnellement beaucoup plus appris en piochant ailleurs...

      Enfin concernant l'avis des gens autour de vous (je rajouterai la société de manière générale), c'est un point majeur que j'ai oublié de renseigner dans mes écrits, merci de le souligner. Ma réponse est la suivante : je n'ai absolument aucune certitude que ce (nouveau) métier va me plaire, aucune certitude que je vais être bon dans ce que je fais, à la hauteur, suffisamment patient, que je ne vais pas me braquer face à la rigidité de l'EN. On m'a également bien rappelé que c'est un métier à ne pas faire, mal payé alors que je pourrais gagner beaucoup plus ailleurs, que les professeurs se font de plus en plus frapper, que les parents sont infects, que c'est un métier de feignant etc... D'un tempérament à douter beaucoup, j'ai hésité à jeter l'éponge, souvent. Notamment lorsqu'on m'a proposé un job planqué rémunéré 800€ par mois de plus qu'un enseignant stagiaire.

      Alors que reste-il ?
      Le sens que je voulais mettre dans ma vie.
      Aucune certitude mais cette envie profonde de tenter, d'essayer, de me dire que quelque part je me sens fais pour ça.
      Certains (dont ceux qui critiquent...) passent leur vie à essayer de la gagner dans quelque chose de vain, je préfère essayer quelque chose qui m'anime, quitte à perdre financièrement, quitte à y laisser des plumes. Au moins j'aurai tenté.

      La question n'est donc pas vraiment s'il faut faire prof ou non.
      Elle serait plutôt : avez-vous oui ou non vraiment envie de tenter ce projet et de vous y investir pleinement ?

      Il faut être solide pour réaliser ses rêves.
      Je vous souhaite de les réaliser.

      Supprimer
  2. Bonjour,
    Merci beaucoup pour ce retour. Pour répondre à la question ai-je vraiment envie de tenter ce projet et de m y investir pleinement ? La réponse est oui sans aucune hésitation. C'est une décision murement réfléchie. Je sais où je mets les pieds et surtout pourquoi je le fais. Sinon, j'ai un Master en sciences sociales avec un bac+4 dans le domaine des maths puis les stats. Je considère que j'ai eu une bonne formation en maths jusqu'en terminale, une formation à l'ancienne (en Afrique) sans la calculatrice scientifique par exemple lol. Mais j'aurais besoin de grosses piqûres de rappels car tout ça est très lointain dans ma mémoire. J'y crois, je fonce en espérant que ça payera.
    J'hésite beaucoup entre le 3éme concours et le concours externe, je pense que je me déciderai à la dernière minute au moment de l'inscription. De toute manière c'est un projet que je planifie sur deux ans car je voudrais le réaliser dans des conditions acceptables pour moi, je ne voudrais pas négliger mon travail actuel (par conscience professionnelle), et surtout pas ma famille. J'essaie de me respecter aussi en évitant de trop tirer sur la corde....
    Je vous souhaite de vous accomplir dans ce rêve qui se réalise, toute expérience de la vie est enrichissante, il suffit d'en être conscient. Le reste ça roule tout seul (ou presque...).

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